Lire nos conseils pratiques

Retrouver ici des conseils pratiques pour préparer votre itinérance dans les meilleures conditions. De l’équipement aux bonnes habitudes à adopter en chemin, chaque recommandation vous aide à marcher sereinement, à éviter les imprévus et à profiter pleinement de votre expérience, en alliant confort, sécurité et plaisir de la découverte.

Conseils pratiques

De très nombreuses publications et sites particuliers répondent, chacun à leur manière, aux différentes questions matérielles que se posent les futurs pèlerins. Nous vous proposons ci-dessous divers conseils sur les sacs à dos, le « bien marcher » et autres. Cependant, il appartient à chacun d’apprécier ses besoins en fonction de ses capacités, de la saison, du chemin choisi et de tout autre facteur propre à chacun.

Compostelle côté pratique / Deux ou trois conseils

« Chi va piano va sano »
L’adage du vieux Racine (XVIIème siècle) est toujours de mise : « Qui veut voyager loin ménage sa monture ». …Soi-même en l’occurence. Celui beaucoup plus récent mais non moins percutant de Jacques Lacarrière (XXème siècle) mérite également d’être médité … et mis en pratique : « Celui qui veut vraiment voyager n’emporte sa maison ni sur son dos ni dans sa tête. ».
En deux lignes, l’essentiel a été dit…
Pour l’accessoire, voici deux ou trois règles que le voyageur au long cours, pèlerin de surcroît, pourrait observer :
Prendre le temps de préparer son sac pour n’emporter que le strict nécessaire – choisir un sac adapté à sa morphologie et de moyenne capacité (de manière à n’être pas tenté d’emporter le superflu).
Sans oublier d’emporter un couvre-chef, partir avec une paire de chaussures longuement testée, voire déjà bien utilisée, d’un type et d’une forme indifférents, mais dans lequel le marcheur se sent bien.
Au cours des dix premiers jours, sans forcer ni « courir » – le chemin est long – rester à l’écoute et « aux petits soins » de son corps, notamment de ses pieds ; soigner les éventuelles petites blessures.
S’assurer de sa « bonne forme » générale avant d’adopter un bon rythme de croisière, qui, alors, ira crescendo de semaine en semaine.
Connaître et ne jamais dépasser ses limites, au risque de déchanter le lendemain.
Savoir faire une pause (toutes les deux heures, par exemple), en s’alimentant, le cas échéant – avoir toujours un peu de chocolat au fond du sac : il sera toujours d’un efficace et sympathique réconfort.
Prendre le temps, notamment celui du repos, n’est pas interdit !
Boire beaucoup…. ; d’eau : autant que possible, chaque fois que possible, tout en n’oubliant jamais de remplir sa gourde à chaque occasion qui se présente.
Ne pas oublier de faire tamponner sa credencial à chaque étape, notamment en Espagne ; outre de permettre d’être accueilli dans les refugios y albergues de peregrinos – les refuges et auberges de pèlerins – elle servira de justificatif à la délivrance de la Compostela.
Penser à noter ses pensées – bonnes ou mauvaises et aussi fugaces soient-elles dans son carnet de marcheur car, sur la route, on oublie vite nombre de ces petits moments qui font le sel, voire parfois l’épice plus ou moins forte, de la pérégrination.
Extrait de « Carnet du marcheur de Compostelle » de Philippe Lemonnier Editions Ouest
France
« Tout (ou presque) a été dit …. Mais, comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer. »
André Gide

Les critères de sélection d'un sac à dos

Ne choisissez pas un sac à dos à la légère. Voici la liste des critères à observer et à tester avant de vous décider.

À votre taille et votre gabarit

N’empruntez pas celui du voisin pour faire des économies si vous partez pour un long trajet avec sac sur le dos !

  1. Choisissez votre sac en fonction de la taille de votre dos.
  2. Prenez une dimension précise, adaptée à votre morphologie et qui possède un système de réglage sérieux, vous le réglerez ainsi beaucoup plus facilement !
  3. Prenez un sac adapté à votre morphologie et votre musculature si vous êtes une femme. Tout simplement parce que le sac est plus adapté à votre carrure, à vos hanches et offre ainsi plus de confort.

Prévoir un sac de 50 à 80 l si vous partez plus de 15 jours.
Certains modèles ont une taille extensible type « + 10 l », les réglages permettent de choisir la configuration de votre sac pour augmenter sa contenance.

Assurez-vous que votre sac contient des sangles d’attaches au niveau des hanches et de la poitrine mais également des sangles de rappel de charge pour coller le sac au plus près des épaules.

  • Avec des bretelles et une ceinture rembourrées et matelassées
  • Avec un bon système d’aération si vous transpirez
  • Avec une structure pas trop rigide

Pour que votre sac soit confortable, apprenez à le régler correctement (sangles, rappels
de charge, ceinture ventrale…).
Votre sac à dos doit peser majoritairement sur les hanches, ne pas vous tirer vers
l’arrière ni vous faire mal aux épaules. Vous devez ajuster tous les points de réglage :
hauteur des bretelles, sangle de poitrine, sangle sur les hanches et sangles de rappel de charge

Les sacs à dos de trekking possèdent souvent une ouverture fourreau, par le haut.
Pour un voyage, privilégiez une ouverture frontale, qui vous donnera accès à vos affaires sans avoir à vider le sac pour atteindre les éléments rangés au fond.

  • Avec une ou deux petites poches accessibles, (sur la ceinture et avec bonne fermeture)
    Avec des pochettes « cachettes » qui vous permettent de protéger les documents importants
  • Avec un compartiment inférieur et supérieur afin de bien répartir les poids et ranger vos affaires en fonction de l’accessibilité des compartiments. Les sacs sans compartiments vous obligent à sortir tout ce qu’il y a dans le sac pour accéder aux éléments du fond… évitez !

À moins de ne partir que quelques jours, tachez d’avoir un sac qui ne vous lâche pas, vérifier donc deux choses essentielles :

  • Des coutures solides
  • Des systèmes de fermetures solides
  • Avec une housse de protection rabattable en cas de pluie
  • Si le modèle est fourni sans protection, pensez à vous munir d’une housse étanche pour
    sac à dos
  • Avec des doubles fermetures éclair pour pouvoir y accrocher un cadenas
  • N’hésitez pas à vous munir d’un PacSafe, (existe pour les petits sacs également). Très
    dissuasif, évite les mains baladeuses lorsque votre sac est entassé dans une soute ou
    autre lieu de transit.

Avec les sangles latérales et supérieures permettant à la fois de comprimer le sac mais aussi d’y glisser veste, sac de couchage ou autre lorsque le sac est très chargé.

Attention au poids du sac à dos vide ! Les sacs les plus confortables et les plus grands
sont les plus lourds.
Un sac de 60L vide peut peser près de 2 kilos !

Faire son sac à dos

Voyager léger : Une priorité !

Avant même de penser à faire votre sac, définissez votre « philosophie » de voyage ! Car de celle-ci dépendra le poids du sac et donc vos modes de déplacement. Plus votre sac sera léger, plus vous vous sentirez libre de vos mouvements une fois en route. Faites le tri entre l’essentiel et le
superficiel, apprenez à vivre avec moins d’objets futiles. Et évitez de prendre trop de choses « au cas où » si vous pouvez les trouver sur place

Compartimenter son sac à dos

Posséder un seul sac principal

Il est essentiel d’avoir la possibilité de n’avoir qu’un seul sac à porter. Prévoir bien
entendu un bagage à main plus petit mais celui-ci devra se ranger facilement dans
votre sac à dos principal. Les raisons sont évidentes : c’est moins encombrant et plus
facile à surveiller.

Ne pas trop remplir son sac

Partir avec un sac qui n’est pas plein à craquer pour garder la possibilité de le remplir
au long du voyage !

Compartimenter en sous-sacs

La règle d’or consiste à réunir par thème ses affaires dans des sous-sacs : Choisir des
sacs très fins et résistants à l’eau pour les protéger de l’humidité qui pénètre dans le
sac.
C’est incontournable pour garder un minimum de rigueur dans son barda. Il existe
aussi des sacs à cordons (plusieurs tailles) ou même des filets de rangements bien plus
fins mais moins pratiques pour être carrés. Dans l’idéal il faut un mélange des deux
Pour le matériel fragile et craignant l’eau, munissez-vous d’un sac étanche, indispensable !

Voici une idée du nombre de « sous sacs » que vous pouvez prévoir :

  • Pochette documents et papiers importants (le mieux est d’avoir une pochette
    secrète sur soi)
  • Sac de vêtements et sous-vêtements
  • Sac textiles techniques (sport, randonnée, froid…)
  • Sac des accessoires de randonnée (lampe frontale, couteau suisse…)
  • Sac pour les chaussures
  • Sac pour la toilette / pharmacie
  • Pochette multimédia (appareils, chargeurs, cartes mémoires) Il existe des pochettes
    spéciales pour les accessoires
  • Pour les objets minuscules type carte mémoire n’hésitez pas à utiliser des porte
    monnaie ou autres petits contenants qui ne pèsent rien et évitent la perte

Vous devez donc avoir un minimum de sacs principaux dans votre sac à dos mais il ne faut
pas en avoir 50.
Si les housses sont opaques, il est recommandé de les marquer d’un symbole ou d’écrire le contenu au marqueur pour trouver facilement ce que vous cherchez.

Chaque chose à sa place

Donner une « place » précise à chaque objet (chaque élément doit être rangé dans un « sous-sac »)
Le but : éviter les pertes pendant le voyage, retrouver ses affaires rapidement, pouvoir vider et remplir son sac rapidement

Vous devrez veiller à bien répartir les charges dans votre sac à dos. Le but est de ne pas casser votre petit dos par les déséquilibres latéraux et les effets de levier. L’astuce pour que le poids ne vous abîme pas, c’est de mettre le poids le plus lourd le plus près du dos.

  1. Au fond du sac : le sac de couchage. Si votre sac possède un accès direct au fond, placez les vêtements utiles pour la journée type k-way.
  2. Au-dessus du fond de sac : les choses moyennement lourdes que vous n’utilisez que le soir (matériel de camping, trousse de toilette…)
  3. Le long du dos : les choses les plus lourdes
  4. Dans la partie haute et les poches latérales : affaires légères que vous aurez besoin d’attraper souvent
  5. Sous la poche supérieure : clefs et papiers importants
  6. Dans la poche supérieure : objets utilisés fréquemment et objets fragiles
Quel poids pour un sac à dos rempli ?

En fonction de la durée de votre voyage, de votre mode de voyage (avec ou sans camping, avec ou sans matériel de cuisine…), de votre exigence (besoin de rien ou l’inverse) et de votre limite physique, vous devrez vous fixer un poids de sac maximal.

  1. Le poids que vous portez ne doit pas dépasser 15 à 20 % de votre poids : 10 kilos
    grand maximum si vous pesez 50 kg, 16 kilos si vous pesez 80 kg. Tout ceci dépend
    également de votre musculature.
  2. Il existe un tas d’équipements spécifiques pour gagner des kilos.
  3. Ne lésinez pas sur les astuces (et sur le prix parfois) car ça vaut le coup…

Pour un voyage avec hébergements type hôtels, le sac pèsera de 5 à 10 kg (en fonction du
poids de vêtements, chaussures, livres…)
Pour un voyage avec nuits en camping et randonnées comptez de 9 à 20 kg (en fonction du
matériel de cuisine, du poids de la tente…)
La durée du voyage ne doit pas influer sur le poids !

Si vous partez en marche vous partez chargé (avec la nourriture, l’eau) et vous revenez léger.
Vous devrez tester votre sac à dos avec sa contenance maximale. Si c’est inconfortable et fatiguant au bout de quelques minutes malgré un bon réglage, c’est assez simple, il faut
alléger le sac !
A chacun de vos achats (vêtement, documentation ou matériel), faites attention au poids. Ne prenez que des affaires qui se compactent bien.

  1. Isoler dans des pochettes plastique tout ce qui est liquide et donc susceptible de couler
  2. Prévoyez une trousse de toilette / pharmacie suspendue
  3. Prévoir des sacs vides pour le linge sale, les poubelles
  4. Prévoir des sacs type « ziploc », ça ne pèse rien et ça vous permet d’emballer plein de
    choses avant ou sur la route
  5. Emballer chaque paire de chaussures d’un sac plastique pour pouvoir les remettre une
    fois salies et pleines de boue
  6. Idem pour les K-Way si il y a besoin de les ranger trempés dans le sac à dos
  1. Pour gagner de la place, supprimer les boîtes des médicaments
  2. Pour le transport des plaquettes de comprimés, il est conseillé de recouvrir de scotch les feuilles d’aluminium. Cela évite l’ouverture et la perte des comprimés sans augmenter le poids.
  3. Mettre la pharmacie dans une trousse étanche car les médicaments craignent l’humidité
  4. Consulter une check-list de la pharmacie de voyage
  5. Partez avec un pot de baume du tigre

Neuf bonnes raisons pour utiliser les bâtons en randonnée

Réduit les efforts sur vos articulations, en particulier les genoux

Cela peut paraître peu voir insignifiant sur une courte distance mais augmentez les dénivelés et la longueur de la marche et croyez-moi, vous sentirez tout de suite la différence car la répartition de poids est plus homogène. Les articulations subissent moins de stress.
En clair, il est plus facile de franchir des obstacles comme des rochers (ne nécessitant pas de l’escalade). Le franchissement de petits cours d’eau devient également plus aisé.

Vous avez 2 points d’appuis en plus. Avec vos pieds, cela nous donne donc 4 appuis stables. On pourrait presque faire concurrence aux bouquetins.

On marche plus rapidement avec des bâtons car on fait travailler également le haut du corps. En montée, on peut profiter de la poussée de ses bras qui améliorent l’effort de traction. Les efforts sont mieux répartis.

Votre posture de marche est plus naturelle, moins cambrée (si vous tenez bien vos bâtons). Ils
doivent être à hauteur de taille, votre coude à 90 degrés lorsque vous vous tenez debout. De
fait vous ne devriez pas marcher courbé comme des porteurs népalais si vous avez avec vous
des bâtons. Un réel bénéfice pour votre dos et votre colonne vertébrale.

Lorsque le terrain est vallonné, on adopte un rythme de marche différent dans les montées et dans les descentes. Les gens agrippent souvent leur sac en montée en se courbant vers l’avant. En descente, sur de la petite roche glissante, on s’attend à glisser à chaque instant, un peu sur le qui vive. Avec des bâtons, à moins que le terrain soit vraiment escarpé, le rythme de marche avec 4 appuis sur le sol est beaucoup plus uniformisé.
Non seulement vos jambes ne sont plus les seules à travailler (vu que le haut du corps participe) mais le poids supporté à chaque pas est légèrement moindre. Cela peut paraître négligeable sur une courte distance mais puisque l’on parle de marches de plusieurs jours, cela aura un grand impact sur votre condition physique globale
Le gain de stabilité en descente ou en devers est réellement un plus. On se sent plus en sécurité et nos gestes sont plus naturels. De même, les bâtons peuvent permettre de sonder la solidité d’un passage. Ils permettent également (à défaut de corde) de tirer un partenaire sur une courte distance.
Ils m’ont servi de béquille, à éliminer les gouttelettes d’humidités des fougères, ils peuvent être utilisés pour la réalisation d’un abris. On peut y faire également sécher son linge, surtout si on a un bout de corde qui traîne quelque part pour relier les 2 bâtons.

Les conditions d'utilisation des bâtons de randonnée

Malgré de nombreux avantages évoqués plus haut, il faut avoir en tête que l’utilisation des bâtons de randonnée peut causer des désagréments.

  1. La prise en main des bâtons. La technique de prise en main des bâtons est très simple et nécessite peu de pratique mais il faut apprendre les bons gestes dés le départ.
  2. L’ajustement au terrain. Que cela soit en montée ou en descente, ainsi que dans
    certains passages difficiles où il faudra les raccrocher, les bâtons de randonnée doivent être adapté au terrain
  3. La nuisance environnementale et sonore. L’utilisation intensive des bâtons de randonnée peut endommager la végétation fragile, les rochers, le sol, etc. C’est un peu comme le vélo de montagne. C’est un moyen de locomotion vert mais il produit des dégâts. Par ailleurs, l’utilisation de bâtons de randonnée sans embout en caoutchouc produit un bruit caractéristique qui peut être, à la longue, plus que lassant. Pour que tout le monde puisse profiter de la quiétude de nos sentiers, utilisez des embouts.
  4. Maniement difficile surtout en sous-bois dense
  5. Encombrement des mains : pas toujours facile de lire une carte avec des bâtons sauf si on passe ses mains dans les sangles (que l’on appelle dragonnes ) et que l’on fait un peu attention.
  6. Le prix. C’est un investissement supplémentaire. Néanmoins, les bénéfices d’usage sur le long terme sont bien plus grands par rapport au coût.
  7. Un ou deux bâtons : est-ce que cela vaut le coup d’en avoir qu’un, par rapport au poids, au confort de marche ? Par ailleurs, un seul bâton vous amène à adopter une marche asymétrique qui vous forcera à changer de temps à autre de main.

Conclusions

Essayer -réellement- les bâtons de randonnée c’est les adopter ! Ils ne sont pas un engouement passager pour les “touristes des montagnes”. Ils sont une adaptation moderne de pratiques ancestrales (pèlerins, bergers, etc). Avant on n’en utilisait qu’un, maintenant on en prend deux. Les bâtons de randonnées, une fois que l’on a appris à bien les utiliser, sont d’excellents outils de marche.

Les raisons pour lesquelles je n'utilise jamais de poncho de pluie en randonnée

Pénible quand il y a du vent

Le poncho a tendance à s’envoler dès qu’il y a du vent et ne reste pas bien en place. La pluie arrive même parfois à atteindre le randonneur ou son sac à dos. Il est possible d’utiliser un cordon en ceinture pour limiter cela – mais il y a quand même des morceaux de tissus qui prennent toujours le vent.

Le vent s’engouffre dans le poncho facilement créant un courant d’air. S’il fait chaud, c’est assez bénéfique car cela évacue la transpiration. Mais s’il ne fait pas chaud, vous aurez probablement froid, car cela ne vous coupe pas du tout du vent.

Les ponchos ne sont pas très faciles à enfiler et à enlever, et requièrent parfois l’aide d’une autre personne. Certains s’enfilent plus facilement, car ils ont des fermetures éclair, des boutons pressions et des cordons de serrage par exemple.

C’est vraiment quelque chose que je trouve assez dangereux sur terrain difficile. Il est cependant possible de pallier à cela en utilisant un cordon comme ceinture.

Je trouve que les ponchos ne sont pas confortables car ils restreignent les mouvements. Quand on a un poncho par-dessus le sac à dos, on a l’impression de ne pas pouvoir bouger librement.

Les ponchos sont généralement assez lâches et peuvent s’accrocher facilement dans ce qu’il y a autour (branches, ronces, etc.). Avec des trous, ils sont beaucoup moins imperméables !

Le poncho de pluie protège mal pour marcher avec des bâtons de randonnée car les bras « sortent » du poncho. Les pèlerines pallient en partie à cet inconvénient.

L’effet sauna est dans ce cas garanti et vous serez mouillé par votre propre transpiration.

Imaginez faire du VTT, du kayak ou de l’escalade avec un poncho… À l’inverse, vous pouvez avoir une veste imperméable et respirante qui vous sert pour plusieurs activités.

Les avantages d'utiliser un poncho en randonnée

Malgré tous ces inconvénients, beaucoup de randonneurs utilisent les ponchos. Pourquoi ? Car ils ont des avantages certains que voici

Ils peuvent être utilisés comme abri "tarp"

Un « tarp » signifie bâche en anglais et est utilisé comme abri pour la randonnée ultralégère. Certains ponchos peuvent servir à la fois de protection pour les intempéries pendant la marche et d’abri pour dormir le soir. Cela a l’avantage d’alléger significativement le randonneur.

Ils sont souvent beaucoup moins cher que des vestes de randonnée

L’eau ne coule pas entre le randonneur et le sac. Avec une veste par exemple, le dos du sac à dos et ses bretelles sont mouillés – voire même plus.

Vous pouvez vous abriter dessous temporairement, en attendant qu’un orage passe, ou pourquoi pas même y déjeuner.

La plupart des ponchos de pluie descendent assez bas et protègent le haut des jambes – ce qui n’est pas le cas avec une veste.

Ils vous permettent donc d’évacuer une partie de votre transpiration. Ils sont par contre souvent moins performants que des vestes de randonnée.

Le mot de la fin

Vous avez maintenant un bon aperçu des avantages et inconvénients des ponchos. Il y a vraiment deux partis : les randonneurs qui adorent les ponchos et ceux qui les détestent.
Je ne pense pas qu’il y ait un choix meilleur qu’un autre, cela dépend de vos besoins et de vos contraintes. Quoi qu’il en soit, si vous choisissez un poncho pour randonner, évitez vraiment les ponchos de base et prenez un poncho respirant.

Les pieds, le bien le plus précieux

– Vous avez une place ?
– Si, señor, votre carnet d’identité s’il vous plait.
– Voilà ! Une Pharmacia dans le coin ?
– Si, hombre! En la calle, a cientos metros.
– Je pose mon mochilla. J’y vais et je reviens. Vous me gardez une place et mon sac à dos.
– No problema. Por favor otcho euros por la noche, y quinze por la comida.
Jacques n’en peut plus… Cette saloperie d’ampoule ! On l’avait prévenu, mais il ne pensait pas que ça lui prendrait la tête à ce point ! Puis ses pensées pérégrinent : “La pharmacie est proche de l’albergue. Ils doivent avoir l’habitude. J’espère qu’ils auront ce qu’il faut”.
– Jacques ! Holà !
– Mario ! Comment va l’Italie ?
– Bene, ma ! tu as malato il piede ? Jacques décrypte ce language “italo-français”.
– Oui, une ampoule, mais je suis allé à la pharmacie…
Une fois la douche prise, notre pèlerin s’assoit sur son lit. Il commence à soigner cette ampoule à la base du gros orteil, sur le côté. Cette “cloque”, qui le fait tant souffrir. Sur le lit supérieur d’à côté, une femme le regarde faire. Un petit sourire vient aux lèvres de la pèlerine au fur et à mesure que notre “peregrino” tente de soigner son ampoule.
– Je peux vous aider ?
Jacques en entendant l’accent canadien lève la tête.
– Non, ça va aller, merci.
– Votre colloïde ne tiendra pas ! Il faut que la peau autour de l’ampoule soit bien sèche.
-Elle descend de son lit- Je suis infirmière. Je vais vous aider.
Quand le pansement est fini, elle explique qu’elle n’a jamais de problème car elle “durcit” ses pieds avant de partir. Pendant trois semaines, elle effectue des bains de pieds quotidiens dans de l’eau avec du citron. Elle frictionne les zones de frottement avec les quartiers de citron. Ainsi, elle peut marcher un mois sans problème.
Mario passe au pied du lit.
– Alors, le petit Français n’a pas suivi les conseils de l’Italien* ?
– Et c’est quoi tes conseils ? demande la canadienne, un rien agressive, qui n’apprécie pas que cet étranger vienne lui piquer “son malade”.
– Moi, quinze jours avant le départ, je frotte mes pieds du NOK.
– Et c’est quoi du NOK ?
– C’est une pommade que l’on trouve facilement en France dans les pharmacies, même celles situées à l’intérieur des supermarchés. NOK des laboratoires Akileïne. Un tube bleu avec une bande jaune… Et tous les matins, avant de mettre les chaussettes, je frotte avec la pommade. C’est un français sur le Camino del Norte qui me l’a conseillée. Depuis, quand je vais en France, je fais mes emplettes… Arrive un petit bonhomme, quasiment famélique, une petite moustache sous un long nez. Il semble monté sur des ressorts. Il y a deux ou trois jours, Jacques l’avait remarqué dans l’albergue où il avait passé la nuit. Le “Petit Nerveux” ne mange que la nourriture qu’il achète, et seulement des fruits et légumes, avec des graines de ceci et de cela.
Jacques a eu du mal à le supporter, lui qui rêve d’une belle entrecôte-frites arrosé d’un verre de bon vin. En plus, le débit de paroles est si rapide que l’on a du mal à suivre son propos.
– Moi les ampoules je les traite avec des feuilles de Plantin.
– Quèsaco ? demande Jacques.
– Tu en trouves partout sur le Chemin. Tu cueilles les plus fraîches, tu les haches menues, puis tu les appliques sur l’ampoule avec une compresse fine par-dessus pour les tenir. Ça évite l’inflammation.
Jacques ne sait plus où donner de la tête. Entre le “Petit Nerveux” qui propose des feuilles trouvées sur le Chemin, la Canadienne qui n’en a que pour ses bains de pieds au citron, et Mario avec sa pommade NOK. Qui croire ?
Marie, allongée sur son lit, n’a rien perdu de la discussion. Un peu comme si elle avait sondé les pensées du marcheur, elle se manifeste :
– Tu as le choix ! Moi, je te conseille de faire comme tu sens. Il n’y a pas de vérité VRAIE pour tout le monde ! Moi, je ne fais rien de tout ça. Une semaine avant de partir, je marche une heure avec mes chaussures, puis le lendemain deux heures ainsi de suite jusqu’à les garder sept heures, la veille du départ. Et tu vois, – en agitant ses pieds – je n’ai aucun problème….
Alors, un jeune, plutôt sportif, se joint au groupe. Dans un français approximatif et un accent qui, à n’en pas douter, fait de lui un Allemand ou bien un Autrichien, il met son grain de sel en brandissant un bouquin.
– Moi, je suis les conseils de mon guide. Dès que je m’arrête, je quitte mes chaussures !
Alors, le “Petit Nerveux” intervient :
– Tu t’arrêtes boire un café, tu quittes tes grolles, …euh… tes chaussures ?
– Oui, c’est écrit dans le guide !
Les autres restent muets devant la rigueur germanique…
Jacques, finalement, n’est pas plus avancé… Et pour l’instant, ce n’est pas ce qu’il fera l’année prochaine pour éviter les ampoules qui le préoccupe, mais cette satané ampoule qui aujourd’hui lui gâche son Chemin. Il l’a chopée trois jours après le départ.
La Canadienne ne jure que par ses pansements colloïdes. Elle explique que dès que l’on sent un échauffement sur une zone de frottement, il faut en mettre un, après avoir bien asséché la peau. Si l’ampoule est déjà formée, il faut la percer, bien écouler le liquide et après avoir, là encore, bien asséché autour, appliquer un Comfeel qui couvre bien toute l’ampoule.
Pour les ampoules, Mario, lui préconise du « rouge »** avec une fine compresse tenu par du micropore ou équivalent.
Finalement, Jacques décide que la nuit porte conseil. Il verra ça demain matin. Il se lèvera dès six heures et demie. Ainsi il aura le temps de s’occuper de son ampoule.
Comme tout le monde est pressé de partir, ils le laisseront faire selon son intuition…
Mais le calvaire de Jacques n’est pas fini ! Alors qu’ils sont tous assis autour d’une table ronde, et que trône une paella dans laquelle il faut rechercher les morceaux de viandes, la discussion a viré des ampoules aux chaussettes. Là encore Jacques n’en revient pas. Chacun a sa recette !
La Canadienne qui répond au prénom de Florence, a Sa Solution ! Des chaussettes de contention en fibre de bambou. Elles favorisent la circulation sanguine par l’élasticité, et évite l’humidité grâce au bambou. De plus, il existe différentes modèles en fonction de la pointure, du tour de cheville, du mollet, de la longueur de la jambe… elles sont vraiment PAR…FAITES… !
Hans s’incruste dans la conversation :
– Moi, dans le guide, il est écrit qu’il faut avoir une chaussette gauche et une chaussette droite.
– La bonne solution est d’avoir deux paires…l’une sur l’autre, assure Marie.
Et Mario, sûr de lui, explique :
– L’important, c’est de ne pas transpirer. Autrement le pied macère. Alors moi, je mets de la poudre dans la chaussette et entre les doigts de pied pour ne pas transpirer.
– Vous m’amusez avec vos chaussettes. Moi je marche pied nu dans des pieds-nus. Comme ça le problème est réglé, s’amuse le “Petit Nerveux” qui agace encore un peu plus Jacques.
– Oui, mais tu nous dis que tu as des ampoules que tu traites avec des feuilles de…de…
– Plantin, ajoute Marie.
– Non, les feuilles de Plantin, c’est pour les autres, ceux qui portent des chaussures, se défend le “va nu pied”…
Le voisin de table de Jacques est un français. Il s’appelle Claude. Il est resté silencieux.
Continuellement, il écrit sur un petit carnet. Sans relever la tête, il met tout le monde d’accord :
– Il faut lire le document « Chaussettes de randonnée » sur le site de Compostelle 72.
Allongé sur son lit, Jacques est bien perplexe. Les pieds, le bien le plus précieux quand tu pérégrines ! Il se souvient avoir souri quand sur le stand des Amis de Compostelle où il était venu se renseigner, le barbu avait sorti cette tirade ! Jacques avait souri. Il l’avait pris pour un rigolo ! Finalement…


D. Raluos

*Pour faciliter la compréhension, les propos de Mario sont transcris totalement en français.

**Rouge : il existe différents antiseptiques à l’efficacité équivalente. Malgré tout, l’ésoïne, plus connu sous la marque Mercurochrome qui désinfecte et assèche les bords de la plaie favorisant ainsi la cicatrisation.

 

Comment choisir mes chaussettes de randonnée

Choisir ses chaussettes de randonnée est aussi important que de bien choisir ses chaussures de randonnée car les pieds sont les premiers à souffrir lors d’une longue sortie. Cependant, l’affaire n’est pas mince, car chaque marcheur possède sa propre morphologie de pied : longueur, largeur, volume, mais aussi l’alignement des orteils (pied égyptien, grec ou romain) ou encore la forme de la voûte (cambrée ou plate)… Bref, il n’y a pas un pied pareil !

Chaque marcheur choisira donc une chaussette de randonnée adaptée à sa propre morphologie ! De plus, physiologiquement, chacun réagit différemment : certains (et souvent certaines) auront tendance à avoir les extrémités froides très rapidement, alors que d’autres auront plutôt le problème inverse, c’est-à-dire une forte sudation du pied pendant l’effort. Certaines personnes seront également très sujettes à la formation d’ampoule à l’arrière du talon, à la formation de cal sous la voûte ou encore au syndrome des pieds qui gonflent… et si tous ces phénomènes sont vrais dans notre quotidien, ils s’amplifient bien évidemment au cours d’une longue marche ou d’une longue randonnée.

Il ne faut pas oublier, de plus, que chaque empreinte de voûte plantaire est différente puisque chaque pied est différent ! Il est donc essentiel de bien se connaître et de connaître à la fois sa morphologie ainsi que son type d’empreinte afin d’adapter au mieux le choix de ses chaussettes de randonnée. Nous vous proposons ainsi quelques conseils pour bien choisir ses chaussettes de randonnée… que ce soit pour cet hiver ou cet été !

À quelle fréquence je pratique la randonnée

La première question à se poser avant d’acheter ses chaussettes de randonnée, comme avant tout achat de matériel sportif, est la suivante : pour quel usage en ai-je besoin ? Il faudra ainsi veiller à deux choses : tout d’abord la durée de votre sortie, et ensuite l’intensité de l’effort. Deuxième point à bien juger : la température extérieure ! En effet, il est primordial d’avoir aussi bien des chaussettes de randonnée adaptées pour l’intersaison et/ou l’été que des chaussettes de randonnée spécifiques pour gérer les conditions hivernales ! Et bien sûr, plus vous êtes frileux(se), plus vous pouvez vous orienter vers des gammes hiver même en intersaison.

Une fois votre (ou vos) usage(s) bien défini(s), il vous faudra ensuite opter pour une paire de chaussettes de randonnée qui répondra à vos propres exigences techniques… mais aussi à vos propres exigences en terme de confort.
Cela peut paraître évident, mais nous pensons qu’il est toutefois utile de vous le rappeler :
les chaussettes de randonnée protègent vos pieds dans vos chaussures. Il faut donc que ces dernières, outre les caractéristiques techniques de confort, « respirabilité » ou chaleur, soient adaptées à la forme de votre chaussure. Il existe donc des chaussettes de randonnée basses, moyennes et hautes. Vous vous en doutez, il ne faut absolument pas combiner des chaussettes de randonnée basses avec des chaussures de randonnée montantes, au risque d’irriter considérablement votre peau en raison des frottements.

Le confort d'accueil général

Lorsque vous choisissez votre paire de chaussettes de randonnée, il est important de vérifier que les coutures sont plates, notamment au niveau de la zone des orteils, afin de limiter au maximum les points de pression inutiles qui génèrent bien trop souvent des ampoules au bout de quelques heures de marche.

La tige (partie montante de la chaussette) doit également être assez extensible pour ne pas comprimer vos mollets. Le meilleur moyen d’optimiser son confort reste, toutefois, le choix d’une paire de chaussettes de randonnée qui propose une forme anatomique pied gauche et pied droit. L’ajustement devient beaucoup plus précis, quelle que soit la forme de vos pieds et de vos mollets.

Les renforts et protections anti-ampoules

Plus votre usage est intense, plus il faudra être vigilant à la qualité des renforts (épaisseur du tricot et type de maille) de votre chaussette de randonnée, notamment sur les zones sensibles telles que le talon d’Achille ou le dessous des orteils.

  • Pour le talon, le renfort monte plus ou moins haut selon les modèles. Si vous avez des chaussures de randonnée tige haute, n’hésitez pas à prendre des renforts bien montants !
  • Pour les orteils, la zone renforcée permet notamment de limiter les échauffements. Un bon molleton (bouclettes) permet aussi de réduire les chocs et les mauvais points de contact avec votre chaussure.
Le maintien

Un bon maintien permet avant tout que votre chaussette de randonnée ne glisse ni sous vos orteils, ni ne redescende sur votre mollet. La présence d’un élastique du coup de pied garantit un bon maintien, mais attention si vous avez un pied fort, cela peut vous gêner et vous comprimer le dessus du pied. La présence d’élasthanne permet aussi de donner une plus grande extensibilité à vos chaussettes de randonnée tout en garantissant une bonne durée de vie. Choisissez enfin une hauteur de chaussettes de randonnée (basse, mi-haute, haute) en fonction de votre pratique et des températures, mais soyez surtout vigilant à la taille qui dépend de votre pied ET de votre mollet !

Un dernier élément sur lequel se pencher avant d’acheter ses chaussettes de randonnée, et pas des moindres, c’est bien la question du compromis entre chaleur et respirabilité ! C’est pourquoi, il est indispensable de jeter un coup d’œil à la composition et l’assemblage des différentes matières. De nos jours, de nombreuses innovations ont vu le jour, telles que l’utilisation de fibres hydrophobes permettant de mieux gérer l’humidité ou encore de nouvelles générations de laine optimisant l’apport de chaleur.

Soyez donc vigilant : les chaussettes de randonnée les plus épaisses ne sont pas nécessairement les plus chaudes !

Les matières qui apportent de la chaleur aux chaussettes de randonnée

C’est une évidence, l’apport de chaleur s’obtient principalement grâce à la laine. Mais n’ayez crainte, la laine traditionnelle (celle qui gratte et qui empêche vos pieds de respirer) est de moins en moins présente sur le marché et c’est bien la laine de Mérinos qui est sur le devant de la scène depuis quelques années. Trois fois plus fine que la laine traditionnelle, elle ne pique pas, elle est plus élastique et possède donc des caractéristiques soyeuses qui conviendront même aux peaux les plus sensibles.
Plus vous cherchez une paire de chaussettes de randonnée chaude, plus il faudra donc être vigilant au pourcentage de cette fameuse laine.

Les matières qui apportent de la respirabilité aux chaussettes de randonnée

C’est bien connu, il est fort désagréable de sentir de l’humidité sous ses pieds après quelques heures de marche … Le marché de l’innovation a su prendre en compte cette problématique, et vous trouverez ainsi de nombreuses technologies de fibres qui vous garantissent un excellent transfert d’humidité ! La présence de fibres synthétiques (comme le nylon) pour vos chaussettes de randonnée est également très recherchée puisqu’elle accepte un degré d’humidité supérieur à la laine, d’où l’importance de combiner ces deux matières afin d’obtenir un bon compromis entre chaleur et respirabilité.

Bien choisir ses chaussures de randonnée

Choisir ses chaussures de randonnée ne dépend bien évidemment, ni de la couleur, ni du look. Ne vous orientez pas non plus à l’aveugle vers un modèle parce que votre ami a les mêmes et qu’il s’y sent bien. Vous n’avez pas le même pied, ni la même façon de marcher. Gardez bien en tête qu’une paire de chaussures n’est pas adaptée à tous les pieds.
Pour mettre toutes les chances de trouver une paire qui vous convienne, voici quelques règles à respecter :

  • Essayez toujours au moins 3 marques de chaussures différentes. D’une marque à l’autre, le chaussant est différent. L’idée est de trouver la ou les marques qui vous conviennent le mieux.
    De vous faire une idée de confort que l’on peut avoir dans une chaussure de randonnée. S’il s’agit de votre premier achat, comment savoir si la première paire que vous essayez est confortable, si vous n’avez pas d’autres points de comparaison ?
  • Détaillez et expliquez au maximum vos besoins aux vendeurs, qu’ils puissent vous conseiller au mieux. N’hésitez pas non plus à voir plusieurs vendeurs dans différents magasins. Les conseils dépendant essentiellement de sa propre expérience, ils varieront légèrement d’un vendeur à l’autre.
  • Testez différentes pointures dans un même modèle. Il convient de prendre entre une demie (tige basse et mid) à une pointure (tige mid et haute) au dessus par rapport à ses chaussures de ville, suivant la rigidité du modèle. Mais ne vous fiez pas au taillant de la chaussure, un 43 dans une marque ne sera pas tout à fait égal à un 43 dans une autre marque (le problème venant de la conversion entre les tailles anglo-saxonnes et européennes). L’idéal est d’avoir une chaussure juste un peu plus grande que votre pied, d’environ 1 à 1,5 centimètre, de quoi passer un doigt. Vos orteils doivent pouvoir bouger.
  • Apportez votre paire de chaussettes de randonnée pour l’essayage des chaussures. Même si, en magasin, il y en a toujours à disposition, autant les tester avec les chaussettes que vous aurez en randonnée.
  • Lors de l’essayage, testez bien les deux pieds, correctement lacés jusqu’en haut. Ne vous contentez pas de mettre le pied dans la chaussure et de dire : « c’est bon, elles me vont ». Faites des allers-retours dans l’allée du magasin, empruntez le petit parcours de test, accroupissez-vous, sautez… Gardez-les aux pieds pendant 15 minutes en marchant au maximum pour repérer d’éventuelles gênes, frottements… Votre pied doit être correctement maintenu, le talon doit à peine bouger, sans pour autant provoquer de point de pression.

Si vous ne vous sentez pas parfaitement bien dans les chaussures de randonnée que vous essayez, essayez un autre modèle !

Le soin des pieds selon Paolo Rumiz

Paolo Rumiz, journaliste et écrivain voyageur italien arpente l’Europe dont il a parcouru toutes les frontières. Cette fois, il a décidé de parcourir à pied sur sa totalité la Via Appia, de Rome à Brindisi.
Il en tire un livre remarquable – Appia chez Arthaud – octobre 2019, plein d’humour, dans lequel il consacre un paragraphe au soin des pieds.
« Les pieds ont leurs tables de la loi.

Premier commandement, sanctifie-les à chaque instant : tes pieds portent ton corps et sans eux, tu ne verrais pas le monde.

Deuxième commandement , écoute-les : ils t’envoient un million d’informations, alors qu’ils évoluent à l’aveuglette, enfermés dans tes souliers. Ce sont eux et non pas la tête qui savent où se trouve la route.

Troisième commandement :soigne-les. Interviens avec ton pansement dès que tu sens que ça brûle, c’est le premier stade de l’ampoule.

Quatrième commandement : lave-les et rafraîchis-les à chaque torrent. Tu n’auras pas besoin d’autre chose, ni crèmes ni pommades miraculeuses.

Cinquième commandement : consacre-leur du temps, chaque soir, une fois le chemin parcouru, pour qu’ils n’aient aucune raison de souffrir le lendemain.

Sixième commandement : tu choisiras de bonnes chaussures, si possible en cuir. L’idéal serait des sandales, mais tu l’écarteras, toutefois, s’il y a des ronces. Septième, huitième, etc…. »

Pour ceux qui ne peuvent plus porter un sac à dos, même réduit dans son contenu au minimum, il existe des moyens d’aide sous forme de chariots dont voici les principales références. Il est à noter que l’achat d’un tel matériel est relativement onéreux.
C’est pourquoi notre association peut vous louer soit un wheelie soit une remorque pour vélo Cyclone V. Voir ci-après les matériels et les conditions de location en cliquant sur « location ».
L’autre possibilité est celle de faire porter ses bagages qui vous attendront à chacune des haltes que vous aurez décidées. Il n’est sans doute pas possible d’être exhaustif sur le sujet mais voici quelques indications.
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