Permettre aux Jacquets et Miquelots de se rencontrer et de partager
Permettre aux Jacquets et Miquelots de se rencontrer et de partager, c’est créer des moments d’échange autour de l’expérience du chemin. Ces rencontres favorisent la convivialité, la transmission de conseils et le lien humain, enrichissant chaque parcours et renforçant l’esprit de communauté entre pèlerins.
Rencontres et Partages
Partage d'expériences
Les rencontres que nous organisons réunissent d’anciens pèlerins et des marcheurs en devenir autour d’un moment d’échange simple et authentique. Les premiers partagent leurs expériences, leurs conseils pratiques et les leçons tirées du chemin : gestion de l’effort, équipement, hébergement ou encore imprévus. Les futurs itinérants peuvent poser leurs questions, dissiper leurs doutes et s’inspirer de récits concrets. Au-delà des aspects logistiques, ces temps conviviaux transmettent aussi l’esprit du chemin : entraide, lenteur et ouverture. Chacun repart mieux préparé, rassuré et déjà un peu en marche, porté par l’énergie collective et la richesse des témoignages.
Témoignage vidéo de Jean-Pierre
Le site d'Elisabeth et Claude
Elisabeth et Claude alimentent leur propre site internet par la relation de leurs différents cheminements.
Autres témoignages écrits
MON CHEMIN DE COMPOSTELLE
Rencontre avec le chemin de Compostelle
J’ai fait sa connaissance, il y a quelques années, par le biais de livres richement illustrés. J’aime les ouvrages avec leurs photos qui vous font voyager, le séant, bien vissé sur le canapé. St Jacques? Oui, un apôtre que je connais un peu… Rien ne me dit que je vais partir, mais ce que je ne sais pas encore, c’est que la semence attend déjà en moi le moment favorable pour lever. Puis la retraite en ligne de mire, je m’interroge; Que vais-je faire? Quel sens vais-je donner, à ce moment où le soleil annonce sa descente à l’horizon? Et bien! J’ai envie de l’éclairer d’aurores qui me rempliront de lumières et de sérénité. Fin 2020 retraite, confinement, ça commence mal! Mais non, je vais profiter du jour présent, d’une heure de liberté, puis plus, d’un kilomètre de marche, puis plus. Waouh!!!je sais marcher et j’y prend plaisir! Ça a donc du sens? Les questions se bousculent dans ma tête; Marcher? Compostelle? Pourquoi? Pour tout lâcher, pour m’autoriser à pleurer, pour m’abandonner et découvrir qui je suis au plus profond de moi. Là, commence l’idée de «mon chemin», chemin de consolation et d’avenir. Après ma recherche sur le net, je prends contact avec l’association Compostelle 72, y prends RDV et y adhère. J’y retournerai deux fois supplémentaires pour compléter mes nombreuses interrogations et j’y recevrai à chaque fois un bon accueil, des réponses et observerai des lueurs pleines de gratitudes dans les yeux de chaque intervenant, à l’évocation de son chemin personnel.
Pour ma part, je choisis le chemin vers l’Atlantique qui va de Paris à St Jean-Pied-de-Port, en passant par Chartres, Orléans, Tours (ville d’où je pense partir), Poitiers Saintes, Bordeaux. Sur un guide j’observe que cette route passe par mon village natal dans le Loiret. Je reçois cette information comme une évidence, un cadeau. Je partirai de la maison où je suis née, située à une trentaine de km au nord d’Orléans. Toujours en me documentant, j’apprends que l’on désigne le pèlerin en route vers Compostelle, un «jacquet». Bing! Deuxième évidence, deuxième cadeau! Je me nomme Véronique Jaquet ! Et si ça, ça ne s’appelle pas un signe? Fin prête avec mon matériel et mon itinéraire, je n’arrive pas à me décider d’expérimenter une marche sur 3 jours consécutifs, histoire de vérifier que j’en suis capable et sur combien de kilomètres. Donc, je ne peux définir la longueur de mes étapes et fixer la date de mon départ. Je ne sais pas ce qui me bloque ; je trouve de multiples excuses pour retarder celle-ci. Je laisse donc filer l’été et arrive la mi-septembre. Je prends vite conscience que si je ne me décide pas rapidement, je vais entrer en période hivernale et reporter ce projet au printemps 2022. Une date va me booster, celle du 23, jour de mes 65 ans et jour anniversaire des 2 ans du décès de mon frère, François. Cette date va devenir une sorte de libération et d’engagement. OUI, je vais oser marcher sans savoir combien de temps. OUI, je vais oser me mettre à nu, sans mascara, parfum et chaussures à talons. OUI, je vais oser aller à la rencontre de l’autre, en acceptant d’entrouvrir ma coquille. OUI, je vais oser ressentir l’envie de me laisser surprendre par le chemin.
Le départ
Je prends donc la route le 23 depuis le village d’Artenay, après avoir fait tamponner avec fierté par la paroisse, ma crédential. Puis je demande l’aide de mes aïeux, en venant les saluer au cimetière. Je me suis élancée, radieuse, sans aucune peur, seule, chargée des huit kilos de mon sac à dos et allégée par les encouragements de mes proches. Sept jours durant, j’ai marché, réalisant 130 km jusqu’à Amboise et ce n’est qu’un début !
J’en suis revenue libre dans ma tête et mes actes. J’en suis revenue reconnaissante des cadeaux que m’a offert la nature: du soleil qui m’a réchauffée, de la pluie qui m’a lavée, du froid qui m’a mordue, de l’air vivifiant qui a rempli mes poumons, des odeurs subtiles de la terre mouillée et des dernières roses qui m’ont fortifiée, du bruit des ruisseaux, du chant des oiseaux qui ont ravi mes oreilles, de la caresse du vent dans mes cheveux. J’en suis revenue inspirée et pleine de gratitude envers mes différentes rencontres: Merci à toutes les personnes qui ont répondu à mon bonjour sur le chemin et à celles qui ont baissé la tête, n’étant pas disponibles à ma rencontre. Merci à ceux qui m’ont proposé de l’eau, du café et un moment de partage. Merci aux cyclistes étrangers courtois, aux échanges d’expériences et d’itinéraires avec les autres. Merci à Marie qui m’a ouvert les portes de son magasin de fleurs et à Yuca sa voisine et amie Yougoslave. Elles se soutiennent face à leurs difficultés, tout en restant à l’écoute des autres. Merci à ce couple en devenir, rencontré sur les bords de Loire. Nous avons partagé un bref moment, mais tellement sincère. Merci à ces marcheuses d’un jour, dont l’une m’a gratifiée de belle personne.
Merci à tout ceux qui m’ont ouvert leur porte pour la nuit et que j’ai eu des difficultés à quitter au matin, le bel échange autour du petit déjeuner. Merci à cet inconnu qui, lors d’une randonnée 2 jours après mon retour, m’a déclaré être séduit par mon sourire. Ces cadeaux, je les prends comme preuve qu’un changement s’opère en moi.
L'envol
De toutes les fêlures de ma vie s’est ouverte une brèche par laquelle un soleil s’engouffre, me laissant émerveillée de la personne que je deviens. Aidez-moi, à faire en sorte que ma coquille ne se referme pas, mais qu’elle s’ouvre, d’avantage à vous. Suivons le rayonnement de la coquille St Jacques sur le chemin, elle nous guidera…
BUEN CAMINO !
Mon chemin de Saint-Jacques, je l’ai fait en deux fois : l’an passé du 15 septembre au 15 octobre du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port et cette année du 29 septembre au 29 octobre de Saint-Jean-Pied-de-Port à Saint-Jacques de Compostelle, en empruntant le Camino Francès, après une semaine «d’échauffement », du 22 septembre au 28 septembre, de Lourdes à Saint-Jean-Pied-de-Port par le chemin du Piémont. Comme je l’ai dit l’an passé, je l’ai redit aussi cette année à mon retour. Si j’avais à traduire mon chemin par un seul mot, ce serait le mot « RENCONTRE ». Ce sont effectivement les rencontres qui m’ont le plus marqué, différents types de rencontres, différentes situations vécues cette année sur le Camino francès dont certaines sont l’objet de mon témoignage de ce soir.
Gérard : Parti de Lourdes le 22 septembre pour emprunter le chemin du Piémont jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port, j’ai marché 3 jours seul, complètement seul. Je n’ai rencontré personne, ni dans un sens, ni dans l’autre. C’était le désert, la solitude, jusqu’à ce que je rencontre Gérard dans un gîte à Oloron-Sainte-Marie. Il se trouve qu’il avait prévu de faire les mêmes 2 prochaines étapes que moi. Au fond de moi-même, je me suis dit : «c’est génial, enfin je ne serai plus seul ! » Lui qui avait prévu d’aller jusqu’à Hendaye après Saint-Jean-Pied-de-Port, changea ses plans et décida d’aller jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle profitant du fait que j’y allais. C’est ainsi que nous sommes partis pour cheminer ensemble à priori jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais, au bout de quelques jours, j’ai ressenti que vous nous n’avions pas les mêmes besoins au niveau du rythme (s’arrêter 2 jours de temps en temps), de la perception que chacun se faisait du chemin (péleriner ou faire du tourisme), le confort attendu dans les hébergements, … Cela m’a même provoqué un mal de tête toute une journée, me disant : «si je dois vivre ça jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, je referai le chemin ! » Mais, finalement, et c’est venu tout simplement, nous avons décidé, au bout d’une semaine, de se séparer et de reprendre notre indépendance. Je me suis senti libéré !
Mattia : Ce dimanche 3 octobre, le lendemain de notre séparation avec Gérard,, après une journée de marche, sous la pluie, où je me retrouvais seul mais indépendant, j’ai rencontré Mattia juste en arrivant dans l’albergue, à Estella où j’avais prévu de m’arrêter. C’était un italien parlant très bien le français, ayant travaillé plusieurs années dans des pays africains francophones. Sa rencontre a beaucoup facilité mon installation dans cette albergue et la compréhension de toutes les informations données.Après une agréable soirée d’échanges et de partages, nous nous sommes retrouvés, sans le savoir à l’avance, dans les deux mêmes hébergements suivants, à Torres del Rio et Logrono, après avoir marché de façon complètement indépendante toute la journée. Ces points étapes furent des occasions de bons et beaux échanges en profondeur et de découvertes l’un de l’autre.
Madeleine : Un autre jour, marchant seul durant la journée, je fais étape à Najera où j’avais réservé dans une albergue dont l’adresse m’avait été donnée par Rémi croisé dans un bar à Logrono et qui avait eu un peu de difficulté à trouver un hébergement dans cette ville. En arrivant à l’albergue, la personne à l’accueil, me donna le numéro de mon dortoir de 4 personnes. En ouvrant la porte de celui-ci, une chose INCROYABLE s’est passée. J’aperçois Madeleine, une pèlerine avec laquelle j’avais marché avec d’autres l’an passé durant une dizaine de jours. Je peux vous dire que cela m’a complètement perturbé, d’ailleurs elle aussi. Comment une telle chose pouvait arriver ? Elle marchait depuis quelques jours avec 4 autres personnes, Rémi, Bernard, JeanRoch et Jonathan. Pour ma part, en plus de la joie des retrouvailles avec Madeleine, il y avait le plaisir de marcher en groupe, avec des personnes sympathiques, pleines d’humour, des bons vivants. Mais, malgré cela, je me suis rendu compte que je me laissais complètement porter par le groupe, ne maîtrisant pas la réservation des hébergements. Le soir, je demandais : à quel endroit dort-on demain ? Je n’avais plus la joie de choisir et de réserver mon hébergement, occasion pour moi d’utiliser les bribes d’espagnol acquises à l’aide de Google Traduction. Finalement, après leur avoir expliqué avec beaucoup de délicatesse, j’ai pris de la distance par rapport à ce groupe tout en restant, de temps en temps, en contact via WhatsApp.
Marie-Anne : Si je vous disais, qu’une semaine après avoir retrouvé Madeleine sur le chemin, au moment de ma pause en milieu de journée, alors que je rentrais dans un bar/brasserie pour y prendre une salade composée, j’entends : « Mais c’est Bruno ! ». Oui, c’était Marie-Anne qui m’avait reconnu, Marie-Anne avec qui j’avais marché les 4 premiers jours l’an passé à partir de la 1ère étape après Le Puy en Velay. INCROYABLE !!! Nous avions bien partagé en profondeur l’an passé et nous avons poursuivi comme si nous nous étions quittés la veille. Nous avons fait une journée et demie de marche ensemble mais il a fallu se quitter car elle faisait de trop courtes étapes. Mais pour le coup, c’est quelqu’un avec qui j’aurais bien poursuivi le chemin.
José : Encore un autre jour, marchand seul à nouveau sur le chemin, j’ai eu envie de me faire prendre en photo de dos en train de marcher. Sans hésiter, j’ai tout simplement fait la demande à la personne à quelques dizaines de mètres devant moi. C’était José, un espagnol parti sur le chemin pendant 2 semaines pour rejoindre St-Jacques de Compostelle. Il s’en est suivi des échanges tout simples, aidés, là encore, de Google Traduction : notre point de départ, notre lieu de vie, nos familles, le métier exercé, nos passions, … Cela a duré environ pendant 5 ou 6 km pour finir dans un petit resto à déguster des poulpes cuisinés à la galicienne. Madeleine, que l’on a croisée au même moment sur le chemin, a mangé avec nous. Il se trouve que Madeleine, fan de Carlos Nunez, musicien galicien, sonneur de Gaïta et flûtiste, apprenait, au cours de ce repas, que José habitait Vigo, village natal de Carlos Nunez. Et Madeleine apprenait à José qu’elle était originaire de Lorient où se déroule chaque année le festival inter-celtique auquel participe régulièrement Carlos Nunez. Ils étaient heureux tous les deux et moi de me dire encore : C’est INCROYABLE !!!
Bertrand : Encore un autre jour où je marchais seul, je faisais une pause dans un tout petit village dans un bar avec une terrasse bien agréable avec un fond de musique celtique. Revenant sur la terrasse avec ma bière et un dessert, je rentre en contact avec un jeune monsieur qui, lui, était en fin de pause. Nous n’étions que tous les deux sur la terrasse. Il s’est déplacé pour venir à la même table que moi et nous avons commencé à discuter. C’était un français, Bertrand. Le début est toujours le même. De quelle région es-tu ? D’où es-tu parti ? Jusqu’où vas-tu ? Il se trouve qu’il était du Cantal, région où une de mes filles s’est installée en septembre l’année dernière. Et très vite les échanges se sont poursuivis dans la simplicité et une certaine profondeur. J’ai ressenti tout de suite que le courant passait bien entre nous. Je précise qu’il avait l’âge d’être mon fils. Mais cela n’a rien empêché. Une personne, et je lui ai dit, qui avait un regard pétillant, heureux de ce qu’il vivait sur le chemin, disant, entre autre, vouloir prendre du temps pour lui avant, à son retour, de permettre à sa femme de prendre également du temps pour elle. Il se trouve que nous nous sommes retrouvés à St-Jacques de Compostelle, lui à une terrasse de café avec 2 autres personnes et moi de passage devant lui. Je me suis arrêté et installé à sa table et nous avons repris nos échanges avec la même profondeur. C’était INCROYABLE !!!
Antonino : A la suite de la prise de distance avec le groupe de Madeleine, peu avant Leon, il s’est trouvé que j’ai pu cheminer ou plutôt faire étape, avec Antonino, un prête italien de 42 ans, (l’âge de mon fils aîné, un peu ému quand je l’ai réalisé). Je l’avais croisé un certain nombre de fois sur le chemin depuis le tout début et, petit à petit, nous avions sympathisé. Nous échangions en allemand, lui ne connaissant pas le français et moi pas l’italien. Par contre, nous avons appris tous les deux l’allemand durant nos études.Ce qui a fait que l’on a progressé ensemble sur le chemin, c’est qu’il souhaitait, comme moi, arriver à Saint-Jacques-de-Compostelle le 29 octobre. Nous marchions dans la journée de façon totalement indépendante, partant chacun de notre côté le matin et nous retrouvant le soir dans l’albergue que nous avions choisie ensemble et qu’il me laisser réserver. C’était une personne calme, discrète, réservée, paisible et apaisante. Nous avons partagé de bons moments ensemble, là encore dans l’échange, le partage, dans la simplicité, la découverte l’un de l’autre. J’ai ressenti que, pour moi, ces 15 derniers jours m’avaient permis de vivre un autre chemin, mon Chemin, correspondant à ce que j’étais et à ce que je voulais vivre.
Pour finir, j’ai envie de dire que, sur le chemin, quand j’étais avec Gérard ou le petit groupe de Madeleine, ma disponibilité et mon ouverture aux autres n’étaient pas les mêmes que quand je me suis trouvé à marcher seul. Il est vrai que j’aime la rencontre, j’aime aller vers les autres pour découvrir, échanger, faire connaissance, partager, … Sur le Chemin, nous avons d’emblée tous des points communs : nous suivons le même Chemin, en direction d’un même but, même si nous y sommes pour des raisons différentes (d’ailleurs, je me suis toujours gardé de poser la question de la raison du Chemin parcouru) nous marchons tous les jours même si les distances journalières sont différentes, nous ne savons rien à priori de l’autre que l’on rencontre. Et là, l’entrée en contact est plus facile, et plus facile aussi de vivre l’entraide, la bienveillance, la fraternité.
Buen Camino
Le chariot de l’association est en chemin
Il a décidé de partir à Compostelle à partir de la Sarthe. Il sera accompagné pour ce long chemin par Patricia et Michel.
Nous l’avons convaincu de nous donner régulièrement de ses nouvelles que nous reproduirons fidèlement ci-dessous dès réception.
10 juillet 2021
Coucou. Nous voilà arrivés à la fin de la première étape. Tout s’est bien passé, à part de l’eau, pas mal d’eau quand même. 5 h de marche et 1/2 heure de pause……
15 juillet 2021
Nous sommes arrivés à Reugny. Les journées se passent sous la pluie mais c’est plutôt bien. Nous avons rencontré un accueil super partout où nous sommes passés. Pas de gros bobos pour le moment. 2 étapes de 30 km chacune nous attendent . Bises à tous
22 juillet 2021
Nous sommes arrivés à Saint Sauvant dans le 17. Après la pluie, la chaleur : tout va bien. nous avons dormi les deux dernières nuits dans la famille et chez des amis. C’était super. Merci encore à eux. Nous venons de rencontrer les premiers pèlerins à Lusignan : Didier de Vitré et Jacques de Millau. A+
28 juillet 2021
Coucou tout le monde. Nous sommes à Pons dans le 17. Tout va bien. Toujours bien accueillis.
1er août 2021
Coucou, le lac de Blaye est passé.
7 août 2021
Coucou tout le monde. On est à Taller, au-dessus de Dax. tout va bien. un peu monotone Les Landes mais ça fait partie du voyage.
12 août 2021
Dernier jour en France. Demain Viva Espagna. On ne se plaint pas de la chaleur. Par contre, pour les logements, c’est galère pour les premières étapes.
18 août 2021
Hello. tout va bien. Nous arrivons à Guernica. C’est un peu galère pour trouver des hébergements; les albergues municipales sont fermées, mais les privés, du coup, nous ont permis de bivouaquer deux fois. Le plus dur des étapes du Pays Basque espagnol est derrière nous. Les paysages sont magnifiques. Le moral est bon . A bientôt.
1er septembre 2021
Hola tout le monde. Nous sommes dans un petit village qui s’appelle Pineres. Nous approchons de Gijon. Les petits bobos vont beaucoup mieux. Comme les étapes sont plus plates, nous pouvons réserver plus en avance, et aussi parce que les espagnols ont repris le travail. Les paysages sont toujours aussi beaux. Ce soir, il pleut mais ne fait pas froid. Bons baisers des Asturies.
9 septembre 2021
Arrivée à Luarca sous la pluie (il pleut en général de 15h à 17 ou 18h). Hier, une étape difficile, pas mal de montées et de descentes. En plus, on a suivi le balisage plutôt que le guide Rother et on s’est retrouvé sur les crêtes. Bref 30 km dans les jambes au lieu de 24 et avec les dénivelés, ça fait une belle différence. encore 2 jours dans les Asturies et nous entrons en Galice. tout va bien – paysages toujours aussi beaux. A bientôt.
13 septembre 2021
Nous sommes à Abadin. Dernière ligne droite. Nous pensons arriver dimanche.
19 septembre 2021
C’est fait! Nous sommes à Santiago. Grosse émotion.
Les chemins st Jacques de Compostelle
L’itinérance et la vie avant et après la marche
Au mois d’Août avec nos parents nous avons commencé le chemin de Compostelle du Puy en Velay à Conques. 1 jour sur 2, on dormait en camping sauvage avec le camping car mais nous dormions dans la tente tous les quatre souvent dans la forêt. Et 1 jour sur 2 on dormait dans un camping , c’est là que l’on prenait nos douches , que l’on remplissait nos gourdes et que nous faisions la vaisselle. Le repas du soir, nous mangions simplement et ne nous couchions vers 21 heures qu’après avoir fait des parties de UNO. Le matin où on s’est levé le plus tôt , c’était 5h30 et le plus tard c’était 8h. Il y avait une bonne ambiance, on rigolait, il y avait de l’entraide et le matin on s’encourageait.
La marche
Au début, on marchait tous les quatre et papa le soir prenait la navette pour retourner chercher le camping car. Le matin, on partait et on mangeaitgrâce aux épiceries. Après, nous faisions la marche 2/2 : 2 le matin et 2 le soir : comme ça pas besoin de navette. Pendant que les 2 autres marchaient, nous on faisait les courses et inversement. Le midi, on mangeait tous les quatre dans le camping car. Le soir après la marche on allait tous les quatre boire un petit coup dans les cafés. Dans notre sac à dos, il y avait une poche d’eau de 2 litres , un poncho , un jeu de société , fruits , des barres de céréales et une carte chacun par jour. Le moins de kilomètres que l’on a fait est 12 km et le plus est 26 km : étape de Aumont Aubrac à Nasbinals. En 8 jours de marche, arrivée à Conques tous les quatre , chacun a fait 110km.
Les rencontres
Chaque jour, nous avons rencontré des personnes avec qui on parlait , mais on les retrouvait toujours souvent sur les terrasses de cafés ou les épiceries et on les revoyait presque chaque jour car ils avaient commencé en même temps que nous et l’on faisait les mêmes étape qu’eux.
Les paysages , les habitations , les églises et les villes (village)
Mon paysage préféré était le plateau d’Aumont Aubrac car c’était tout plat et il y avait des vaches et il y avait aussi beaucoup de pierre : c’est ça aussi qui faisait la beauté du paysage. Mais ceux en partant du Puy en Velay sont aussi magnifiques. Sur le chemin, on rencontrait beaucoup de maisons en pierre qui étaient très belles. Il y avait aussi beaucoup de chapelles et églises et nous on rentrait toujours dedans pour faire une prière. Les petit villages étaient très beaux , mais le plus beau était Conques avec sa grande église , ses petites rues et ses belles maisons en pierres.
Les difficultés
Mais il y avait des difficultés comme : les coups de soleil , les courbatures , le mal de pied , le mal de dos , la chaleur et la pluie.
Voilà j’espère que ça vous a plu ; nous on est prêt à repartir à l’assaut des chemins de Compostelle peut-être avec un âne.
Timothée et Zacharie